Ça se précise

Ça y est, l’écho est passée. J’étais anxieuse. Je n’avais jamais fait d’écho avec ma gyneco de l’hôpital, jusqu’à maintenant je les faisais au cabinet situé juste à côté.

J’ai été un peu perturbé, parce que contrairement à l’échographe habituelle (qui en fait est mon ancienne gyneco), elle ne parlait pas. Un peu angoissant.. elle a repris plein de fois les mêmes mesures. Périmètre abdominal, femur, diamètre bi pariétal, puis doppler ombilical, doppler cervical, une fois, 2 fois, 3 fois.. de temps en temps je posais une question histoire de.. « c’est le femur là ? », « et la son ventre ? ».. c’était assez pesant.

Elle m’a dit qu’il faisait entre 2,3 et 2,4kg. Donc en 10 jours il a pris entre 100 et 200gr. Pas si mal en soit, même si c’est quand même considéré comme un retard de croissance in utero.

Les échanges se font bien d’après les doppler, mais il commence à compenser d’après elle, et il ne sert à rien de le laisser trop longtemps dedans..

Je ma rhabille. Et finalement elle me demande d’y retourner, pour revérifier le femur.

Puis de retour à son bureau, elle prend une feuille avec les trois courbes (poids, femur, périmètre abdominal) et se met à faire des croix pour tracer les courbes. Sauf qu’en face d’elle, de ma place je ne vois pas très bien. Seulement les couleurs des courbes ; rose, bleu, gris. Et je la vois remplir la bleue. Et là je me dis ah ben c’est un garçon, super on voulait pas savoir, en plus je lui avais bien rappelé au début de l’écho. Bref je détourne le regard, je la laisse faire, mais je suis énervée.. et là je la vois remplir le rose et le gris. Apres coup, mon chéri à qui je raconte ça me dit « et le gris tu pensais que ça correspondait à quoi du coup ? ». Oui, certes, pas faux. Mais bon, les hormones, l’émotion, l’angoisse, tout ça mélangé ça fait pas bon ménage !

Bref, in fine, ma sage femme me refait un monito mardi, et je retourne à l’hôpital vendredi prochain, pour monito et écho. Si tout va bien, déclenchement le lundi, à 39SA. Sinon dès le vendredi.. à moins qu’il ne soit sorti avant, sait-on jamais ?

Je me fais doucement à l’idée du déclenchement, même si j’essaye de mettre toutes les chances de mon côté pour le motiver à sortir. Bye bye mon projet de naissance physio. Je marche beaucoup, je m’active ! Mais aujourd’hui j’ai un peu pris peur. J’espère juste qu’il/elle est en bonne santé, et ira bien.. et qu’il supportera les contractions. Car oui, elle m’a alertée quand même sur la possibilité de césarienne plus importante avec un RCIU.

Bref, jusque là j’avais eu une grossesse vraiment sympa, ça compensait avec le parcours PMA. Mais j’avoue que la fin est plus stressante, je l’aurais souhaitée différente. J’espère vraiment que bébé ira bien, c’est tout ce qui nous importe. Du coup en sortant du rendez-vous j’ai pleuré comme une madeleine, et une bonne partie de la journée. Ca fait du bien aussi. Et j’ai beaucoup parlé à bébé, en faisant une longue marche qui m’a fait du bien !

Ça me ferait quand même plaisir qu’il sorte de lui même, donc on croise les doigts ! D’ici là, je me suis prévue une séance d’acupuncture, de l’osteo, histoire de me faire du bien. Positive attitude !

Dernière ligne droite

Je suis en congés maternité depuis 2 semaines déjà. Dans la dernière ligne droite, à 1 mois du terme.

Je n’ai pas vu le temps passer depuis l’échographie du deuxième trimestre, et encore moins depuis Noël.

Et depuis que je suis arrêtée, n’en parlons pas. Entre les rendez-vous de suivi, les séances d’haptonomie et de préparation, les visites de la sage-femme, les achats à finaliser pour être sereins, et quelques séances de yoga, les moments de repos sont assez réduits. Bon en même temps j’ai plutôt l’habitude d’être active donc ça me va bien !

Je suis dans une période où je fais des insomnies, où je me pose beaucoup de questions. Sur l’accouchement, la suite.. je doute de tout (même du choix des prénoms). Oui on a hâte d’accueillir notre bébé, oui tout est prêt. Et à la fois même si on attends ce moment depuis 5 ans, maintenant qu’on en est si proche je ressens un peu d’anxiété.. de ne pas faire comme il faut, de ne pas être à la hauteur, de voir notre relation en prendre un coup, alors que jusqu’à maintenant tout allait bien.

Ce sentiment est certainement normal, à l’aube d’un changement si important dans notre vie. Mais c’est assez déroutant quand on l’a tellement attendu, de se dire qu’on ressent ça. J’en arrive à culpabiliser. Si ça nous était arrivé il y a 5 ans, sans passer par la case PMA, on aurait sûrement été plus insouciants, et on se serait posés moins de questions. A la fois je suis contente qu’on ait fait tout ce cheminement, sur nos habitudes, notre mode de vie, l’éducation. Qu’on ait eu le temps d’en parler, d’échanger nos points de vue, et qu’on soit sur la même longueur d’onde dans l’ensemble. Mais parfois, qu’est ce que j’aimerais mettre mon cerveau sur off, et faire un choix sans hésiter, sans revenir dessus 10 fois ! Enfin ça pas sur que ce soit la grossesse et les hormones, c’est aussi mon caractère de base.

En janvier, on a fait la dernière écho, qui a montré une cassure dans la courbe de croissance de bébé. Ce qu’on appelle un RCIU modéré. Rien d’inquiétant en soit, mais du coup on a refait une écho de contrôle début février, qui a confirmé le « petit poids ». Enfin, en soit bébé ferait, selon les estimations, 2,2kg. Soit à terme environ 2,7kg. Ce qui en soit est un poids qui n’a rien d’inquiétant..

Mais pour les médecins, il y a risque que bébé compense et s’épuise.. on a donc commencé à nous parler de déclenchement à 39SA, ce qui franchement ne m’enchante pas. Non qu’on mise tout sur un accouchement naturel, mais on a vraiment envie de tenter, en tout cas que le travail démarre spontanément, que j’essaye de gérer les contractions du mieux que je peux, et que j’aille le plus loin possible. Je n’écarte pas le recours à une péridurale, et j’ai bien bien en tête qu’un accouchement n’est jamais écrit d’avance dans sa façon de se dérouler, mais là ça compromet vraiment le côté naturel… bref, j’ai bien essayé d’argumenter auprès de ma gyneco, qu’on pouvait lui laisser sa chance… qu’il ne s’agissait que d’estimations. Ce qu’elle entends. Je ne sais pas si elle a perçu ma déception, vu les larmes monter quand elle m’a annoncé ça.

On espère fort que bébé va décider de sortir avant terme, et avant ce potentiel déclenchement. En tout cas je mets toutes les chances de mon côté.

J’ai de nouveau rendez vous cette semaine pour une écho. Je me prépare quand même doucement à l’idée d’un déclenchement, des fois que…

Dans la foulée, et ma gyneco m’assurant que le bébé ne ferait pas 3kg, on a pris un peu plus de vêtements en taille naissance, histoire qu’il/elle soit bien au chaud. Et du un mois aussi.

Encore une fois, on sait que rien n’est joué d’avance, qu’on a beau écrire un projet de naissance, avoir des souhaits, que la priorité reste bien entendu la santé de bébé et la mienne.

Mais après un parcours PMA et tout ce que cela implique au niveau médical, j’espérais être un peu plus actrice, laisser faire la nature… enfin, on va attendre de voir, rien n’est encore fait. Et je sais qu’une fois que cette crevette sera dans nos bras, on oubliera certainement tout ça. A suivre !

Petites nouvelles

Cela fait quelques temps que je n’ai pas donné de nouvelles, depuis mon dernier rendez-vous à l’hôpital fin octobre, le premier rendez-vous que j’ai eu avec la gynécologue de l’hôpital où je suis suivie et où j’accoucherai. Depuis, le temps a filé, et je démarre tout juste le troisième trimestre.

Entre temps, j’ai fait l’échographie du T2, qui s’est très bien passée. Toujours aussi émouvant de revoir notre bébé, et rassurant de voir que tout va bien. Je sens nettement bouger bébé, et d’ailleurs ces derniers jours j’ai l’impression que c’est la fête tous les jours dans mon ventre ! J’adore cette sensation, je me dis même que cela va me manquer par la suite… j’imagine que bientôt, le cocon se faisant plus étroit, il bougera moins, en tout cas les sensations seront différentes.

J’ai l’impression d’être plutôt chanceuse depuis le début de grossesse question symptômes et désagréments, et ce n’est pas pour me déplaire. Hormis mes hormones qui me jouent parfois des tours, et le fait que je suis plus sensible et irritable, je n’ai pas tellement de problèmes. Ah si, la constipation, enfin c’est un peu une habitude chez moi, donc ça ne me change pas trop !

Le confinement est assez pesant, mais d’un côté je suis certainement beaucoup plus reposée et préservée en étant majoritairement en télétravail, ce qui me permettra normalement d’aller jusqu’au bout, fin janvier. Ca se rapproche mine de rien, on réalise de plus en plus… ! Autant le premier trimestre m’a paru une éternité, autant le second est passé en un éclair !

On commence à avoir un bon stock de vêtements en 1 et 3 mois, en neutre car nous avons fait le choix de ne pas connaître le sexe du bébé, et pour l’instant il n’y a pas eu de gaffe ! On a fait un peu de récup, du vinted et du neuf. C’est tellement mignon tous ces vêtements… et à la fois si petits !

Pour moi, je n’ai pas fait de folie. J’avais pris 3 pantalons chez Kiabi, et je tourne avec depuis que je ne peux plus fermer les miens. J’ai récemment pris quelques hauts, mais le strict minimum, vu que je suis la plupart du temps chez moi. Je crois que mon meilleur investissement c’est des bas de pyjamas polaires, tellement confortables !! Pas hyper sexy, mais bon pour télétravailler ça fait très bien le job ! et puis pour le post grossesse, j’aurai certainement d’autres priorités que celle de faire un défilé de mode.. le confort avant tout !

Nous commençons la chambre doucement, la peinture est faite, et le reste est dans notre tête, il n’y a plus qu’à… c’est plaisant de voir enfin cette pièce prendre vie, mettre de la couleur, et bientôt du mobilier autre qu’une banquette lit.

Ce mois-ci, c’était l’anniversaire de mon conjoint, et aujourd’hui le mien. Bientôt les fêtes de Noël. Autant d’évènements que nous n’avions plus forcément le cœur à fêter, où nous ne prenions plus le même plaisir. On a même pris plaisir à décorer un sapin cette année. On se dit que ce sont les derniers tous les 2, que bientôt nous serons 3, on est tellement heureux ! Pour beaucoup (certainement pas la majorité de celles qui liront ces lignes), ça paraîtrait presque anodin, mais pour nous à l’histoire compliquée et faites de montagnes russes depuis presque 5 ans, on mesure vraiment à 100% notre chance.

On continue à discuter des prénoms ; je crois que si c’est une fille on est fixé, et on ne changera pas d’avis. Pour un garçon on a plus de mal à se mettre d’accord, même si on a un prénom sur lequel on est d’accord, on réfléchit encore.

Je lis beaucoup, enfin j’essaye, je me documente car même si j’ai appris de par les expériences de mes proches, quelque part ça me rassure de lire, de savoir un peu où je vais. Bon, avec la PMA, j’ai appris à faire avec l’imprévu et les déconvenues, et je ne sais que trop bien qu’il faut éviter d’avoir trop d’attentes, que ce soit sur la grossesse, l’accouchement ou la suite. Mais être informée, savoir ce qui peut nous attendre, et connaître ses droits, les choix possibles, ça nous semble important. Comme c’est notre premier, on a pas tellement de repères, et d’ailleurs la gynéco me demande à chaque fois si j’ai des questions. Je me dis qu’elle doit être étonnée que j’en ai si peu, et que le rendez-vous prenne si peu de temps. Et à la fois j’essaye aussi de me dire que je peux faire confiance à l’équipe, à la maternité. Que ça va être différent du parcours PMA. Tout en étant informée, et en étant capable d’exprimer mes choix, s’ils sont respectables bien sûr en fonction du déroulement le jour J.

On a fait une deuxième séance d’haptonomie, on est vraiment content de ces préparations. Des moments à nous, de partage. La sage-femme nous apprend beaucoup, et les séances sont plaisantes, y compris pour mon conjoint qui y prend pleinement part, et a à cœur de bien faire, d’apprendre des techniques pour me soulager et m’aider.

Je crois que c’est la première fois que j’ai autant de mal à écrire et à poser des mots. On ne sait jamais, des fois qu’écrire que ça va nous porte la poisse… on en est devenu prudent, et sur la réserve. La gynéco m’a demandé si je souhaitais voir une psychologue, d’autant plus vu notre parcours. Je n’en ressens pas tellement le besoin. Quelque part, j’ai sûrement les mêmes doutes et craintes que toute future maman. La peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur, de ne pas faire assez. C’est fou de se dire qu’on s’est battu plusieurs années pour la vie, et malgré tout d’avoir autant de doutes en tête. Sur notre couple aussi. Aujourd’hui il est solide, mais demain ? Je sais comme l’arrivée d’un bébé peut tout chambouler, et j’ai parfois peur que cela bouscule et change tout dans notre relation. Ce sera sûrement le cas, je le sais. Et à la fois comme je l’ai lu récemment c’est facile d’aimer quelqu’un quand tout est parfait, garder cet amour pendant les moments imparfaits, c’est ce qui en fait un amour inconditionnel. On a réussi à surmonter ces années de PMA, même si elles nous ont mises à mal, on était soudés et unis. Et on va tout faire pour que ça continue.

Heureusement, il n’y a pas l’heure à laquelle j’ai commencé à rédiger cet article ! J’ai été d’une grande productivité cet après-midi, assez incroyable. Plus qu’une journée, et ce sera les vacances ! Quelques jours de repos, de coupure, ça va nous faire du bien !

Encore une fois, on mesure vraiment notre chance. Je lis toujours tous les articles publiés, et à chaque fois que je reçois une notification, je croise les doigts pour que ce soit une bonne nouvelle pour une pmette.

Dans le salon d’attente de l’hôpital

Ça me fait tout drôle d’être ici.. j’y suis venue il y a presque 4 ans maintenant, lorsque je n’avais plus de gynéco, que ça faisait 1 an qu’on était en essai.. malheureusement j’étais tombée sur une remplaçante, qui ne m’avait sortie que des banalités, ce qui m’avait juste incitée 4 mois plus tard à consulter dans le privé.

Le début d’un parcours difficile, fait de haut et de bas, que beaucoup d’entre vous connaissent.

Avec le recul, lors du premier rdv dans le privé, même si c’était une professionnelle de l’infertilité, j’aurais du claquer la porte et partir en courant.. aucun tact, les larmes qui montent à l’annonce du diagnostic, aucune compassion, j’en serai presque venue à m’excuser de pleurer… après une IAC infructueuse, et une tentative pour une deuxième, elle ne comprend pas mes taux et m’abandonnera au milieu de l’été en me disant d’aller consulter une endocrinologue… ce que j’ai fait, mais RAS.

Des fois c’est comme ça, on a pas eu de bol. Je suis donc allée dans le public, tout n’a pas été rose et simple, loin de là. Mais je me suis attachée au fait qu’il s’agissait d’un centre reconnu. Même si avant que cela ne fonctionne, je réfléchissais de plus en plus à passer par un centre privé.

Difficile d’avoir l’impression d’être un numéro, de voir toujours des visages différents aux rdv de suivi. Une impression de non suivi.

Bref aujourd’hui je suis là, de nouveau dans ce couloir d’hôpital que j’ai côtoyé 4 ans plus tôt… pour le premier rendez-vous de suivi avec la gynéco que j’aurais aimé voir il y a 4 ans.

Déjà bientôt 5 mois d’ecoulés depuis le début. Le temps passe vite. Jusqu’à la première écho ça a été difficile d’accepter d’y croire. La première écho c’était il y a 2 mois, ça paraît déjà loin, et depuis nous n’avons pas eu d’échos. Difficile d’y croire, mais depuis peu je le sens bouger, pour notre plus grand bonheur…

Une vraie victoire, même si je crois que l’on retiendra notre souffle jusqu’au bout. On commence à se projeter. Chéri est avec moi, il regarde les prénoms. Fille et garçon, car on ne souhaite pas savoir. A quoi bon ? Notre bonheur est là, ça fera une surprise, on s’en fiche !

Un parcours de 5 ans. J’ai l’impression qu’on commençait les essais hier, et à la fois c’est tellement loin.. on en aura eu des émotions. Et on sait que c’est pas fini. Mais on se laisse vivre. Oui vivre une grossesse dans ce contexte n’est pas facile, la suite sera sûrement pas simple non plus. Mais ce qui compte c’est que bébé aille bien. Le reste on s’en accomodera…

On ressort du rendez-vous, on a vu bébé, entendu son cœur, il ne nous en faut pas plus pour partir rassurés et légers.

C’est drôle, elle avait encore mon dossier d’ouvert, sans rien de renseigné. Forcément, sa remplaçante ne s’était pas vraiment donnée la peine de remplir quoique ce soit. Ben non Madame, vous êtes jeunes et avez des cycles réguliers, il y a pas de souci. Bref.

On a parlé du parcours PMA, de là où j’étais suivie. Étonnamment, elle ne m’y enverrait pas si je lui demandais, car trop d’attente.. ah ? Lol.

Lundi on a l’écho du deuxième trimestre. Déjà 🥰❤

J’ai une pensée pour toutes celles qui connaissent ce bonheur après un parcours PMA quel qu’il soit. A toutes celles qui sont encore en parcours, qui plus est dans ce contexte. Plein de courage et de bonnes ondes à vous. Ne lâchez rien, même si je sais que c’est facile à dire.

Une page se tourne…

Ça fait un moment que je n’avais pas écrit, j’ai pris de la distance depuis le déconfinement.

A l’époque, j’attendais des nouvelles du centre, qui a fini par me rappeler courant mai, pour programmer un nouveau transfert.

Mes règles sont arrivées fin mai, donnant le go pour le début de la stimulation. J’y allais sans grand espoir, persuadée de passer à côté de quelque chose.

J’avais fini par faire une échographie poussée pour diagnostiquer mon éventuelle endométriose, et elle avait bien été confirmée. Et dire qu’en 3 ans on est passé à côté.. bon, peut-être qu’elle s’est installée tardivement ?

Quoiqu’il en soit, j’ai commencé les injections. Bizarrement, je les ai trouvées douloureuses, surtout celles dans le ventre. J’avais vraiment du mal à les faire. J’ai eu des bleus, et un énorme, qui m’a fait un peu peur quand même vu sa couleur violacée brillante.

Comme d’habitude, mon endomètre était peu épais. Il a péniblement dû atteindre les 7-8mm.

Le transfert a eu lieu le 19 juin. 2 embryons J5 transférés. Il en reste encore 2 congelés.

Hormis ma famille très proche, je n’ai évoqué ce transfert avec personne. Je n’avais pas envie qu’on me pose de question.

Les jours passaient, et je n’avais aucun ressenti pouvant évoquer une grossesse.

Le 29 juin, première prise de sang. Je n’y crois pas plus que d’habitude. J’avais décidé de ne pas regarder les résultats avant le soir, je n’avais pas envie d’apprendre un nouvel échec au boulot, loin de chéri.

Et puis… ma curiosité a fait que dans l’après-midi, je n’ai pas résisté. Je suis partie aux toilettes avec mon portable, et j’ai téléchargé les résultats. Et là, à ma plus grande surprise, un résultat positif !! 230 !! Je n’y crois pas, je suis scotchée, assise sur les toilettes. Les larmes de joie montent. Un embryon (ou 2?) s’est accroché… je ne réalise pas, et en même temps je ne veux pas trop m’enflammer…

Je sors, j’appelle chéri, qui se met à me parler boulot. Je me dis que ce n’est pas le bon moment, et attends le soir pour lui annoncer, sans chichi. Je rentre, et rien qu’à mon regard il comprend. On pleure ensemble. Des larmes de joie.

Ce résultat sera confirmé par 2 autres prises de sang, puis par une échographie de datation le 22 juillet. Entendre un battement cardiaque fut un moment tellement émouvant.. je ne me lasse pas de l’écouter.

Étant suivie en PMA, je n’avais plus de gynéco. Je ne voulais pas être suivie par le centre PMA. Un besoin de dissocier. J’ai pris les rdv nécessaires. La première écho tombant pendant nos congés, elle se ferait en province.

Le mois a été long… bien que la grossesse ayant été constatée, difficile de se projeter si tôt, surtout après un tel parcours. Nous l’avons annoncé aux personnes très proches, celles qui nous ont soutenues et ont été présentes et bienveillantes, avec réserve.

Les vacances nous ont fait du bien, nous avions hâte qu’elles arrivent, après ces mois de confinement, des vacances annulées, un rythme professionnel bien différent, changer d’air ça fait vraiment du bien.

Et nous voilà enfin arrivés au jour J de l’écho du T1… n’ayant eu que quelques rares nausées (dont je ne vais pas me plaindre), difficile de réaliser que je suis enceinte. On y va donc le cœur serré, espérant de tout cœur que le chemin continu. Et pour notre plus grand bonheur, tout va bien. La sage femme a pesé ses mots, elle était adorable, a pris le temps. Ce qu’il nous fallait. Nous sommes repartis sur un petit nuage, le cœur léger, plus heureux que jamais. Je n’avais pas vu mon loulou aussi heureux depuis un moment. On s’était construit notre petite carapace, pour se protéger.

C’est un nouveau départ, une page qui se tourne. Nous sommes montés à bord du train, et je vous le souhaite à toutes. On a toutes et tous des parcours différents, on ne peut prédire l’avenir. Avant ce transfert, j’envisageais de changer de centre, je n’y croyais plus. Comme quoi, on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait.

Certains m’ont dit que le repos du confinement nous avait certainement fait du bien. En parallèle je m’étais mis au yoga et à la relaxation, j’ai un fait un gros travail sur ma respiration, qui me sert au quotidien. Mais au final, je me dis surtout que c’est une question de hasard, je ne crois pas qu’on puisse vraiment beaucoup influer sur le cours des choses. Ce parcours m’a beaucoup fait évoluer dans bien des domaines. Il nous a fait changer certaines habitudes de vie, nous a poussé à nous recentrer sur l’essentiel.

Sur les 2 embryons transférés, un embryon s’est accroché, et c’est une belle victoire sur ce parcours long, sinueux, et rempli d’émotions.

Ce blog étant avant tout lié à notre parcours PMA et mon besoin de partager notre ressenti et vécu, je ne pense pas le poursuivre.

En revanche je continuerai à suivre les parcours de celles qui m’ont fait rire, pleurer, m’ont permis de me sentir moins seule dans notre parcours, et je vous en remercie du fond du cœur. Parce que celles qui sont le mieux à même de comprendre, ce sont celles qui le vivent. Alors à toutes, pour votre soutien, vos réponses et conseils bienveillants, je vous remercie. Et je vous souhaite à toutes de monter à bord de ce train.

Un conseil ?

Les jours se suivent, et la situation n’évolue pas vraiment. On attend toujours l’avis de la DGS… qui elle-même attend peut-être de voir si une seconde vague arrive ?

Quoiqu’il en soit, pour l’instant tout est en stand by, et je me pose pas mal de questions. Pour celles qui ont suivi, lors de ma dernière FIV, pendant les échographies de contrôle, on m’a décelé un kyste à l’ovaire gauche, sans pouvoir certifier à 100% que cela était lié à de l’endométriose, jusqu’à la ponction, ou cela m’a été confirmé, mais pas noté sur le compte-rendu de l’intervention.

Suite à ça, j’ai revu une interne, pour « planifier » le TEC suivant. Au cours de cet échange, l’interne ne comprenait pas que j’insiste sur ce kyste et sur l’endométriose. Elle a fini par me dire « mais parce qu’auparavant on ne vous a jamais fait d’examen spécifique, et on ne vous avait jamais rien détecté ? ». Ben non. Elle a regardé les deux échos un peu poussées qu’on m’avaient faites en début de parcours, et m’a dit qu’en effet, ça n’était pas suffisant. Mais a conclu qu’étant déjà en FIV, cela ne servait pas à grand chose d’aller plus loin.

En fait, avant la FIV2 de janvier 2020, après l’été dernier, j’ai eu un pressentiment, et des doutes. J’avais des tiraillements plus importants que d’habitude dans le bas ventre, et assez intense. Ca m’a donc traversé l’esprit, et la FIV n’a fait que confirmer ce que j’avais ressenti. Et depuis, de mois en mois, les douleurs sont toujours là, et toujours intenses, voire s’amplifient je trouve. Cette semaine j’ai revu mon ostéo pour mon plus grand bonheur, et elle m’a confirmée qu’elle n’avait jamais senti autant de tension dans mon petit bassin.

Certes étant déjà en FIV, il n’y a sûrement pas grand chose de plus à faire. Sauf qu’en fait ce diagnostic n’a jamais été fait, et du coup si ces douleurs ne viennent pas de là, elles viennent bien de quelque part. Et si c’est de l’endométriose, il n’y a pas quelque chose à faire pendant tous ces mois où il ne se passe rien ?

J’hésite à écrire à mon centre, pour avoir une ordonnance et en avoir le cœur net, même si une fois de plus j’ai l’impression de les pousser à faire certains examens. Je leur fais confiance, mais c’est légitime de vouloir savoir non ?

Je sais que vous êtes plusieurs à être dans cette situation, et que vous en connaissez certainement bien plus sur le sujet, donc si vous avez des conseils, je suis preneuse.

En attendant, je vous souhaite bon courage à toutes, et surtout de la patience, enfin ça, c’est pas une nouveauté pour nous !

Dans l’attente…

Il y a moins de partage et d’articles dernièrement, et pour cause on est toutes dans l’attente de savoir quand les centres vont rouvrir…

Pour ma part démarrant un nouveau cycle aujourd’hui, j’ai quand même écrit au centre, sait-on jamais, même si je me doutais de la réponse… et ben bingo, ils n’en ont aucune idée. J’ai lu que l’agence de biomédecine devait se prononcer aujourd’hui, mais vu les chiffres et la situation en Ile-de-France je ne me fais pas vraiment d’illusion pour ce mois-ci, et de plus en plus avant septembre… ça me désole un peu, parce qu’il ne s’était déjà rien passé l’année dernière pour moi, cette année suite à la ponction et au transfert de janvier, plus rien depuis, j’ai l’impression de repartir sur la même lancée.. c’est la vie, on peut pas y faire grand chose, même si c’est frustrant.

Je suis en télétravaille, et je vis le confinement plutôt bien. J’adapte mon travail, mes horaires, c’est vraiment plaisant de pouvoir faire du télétravail, et j’espère que ça continuera le jour où la situation s’améliorera ! C’est un réel gain de temps, le trajet en moins, les collègues et dérangements en moins… je dirais pas non 1 jour par semaine !

Je sais pas où tout ça va nous mener, mais la suite s’annonce difficile. J’espère juste, sans trop y croire, que la vie ne reprendra pas son cours comme avant, et que les choses vont changer. J’ai un infime espoir, un peu comme pour la PMA… l’espoir de me dire qu’à notre échelle de citoyen ça pourrait modifier nos habitudes, pour celles et ceux qui n’avaient pas encore pris conscience de la nécessité de changer ! Pour notre part, on essaye d’aller plus loin dans nos habitudes de vie, de revoir encore plus les choses. Après, reste qu’il faudrait une réelle prise de conscience et volonté à une autre échelle, et au vu de certains articles, je n’ai pas l’impression que ce soit la voie qu’on prenne.

Tout ça m’a toujours beaucoup interrogée. Et malgré tout, même si j’ai une envie certaine de fonder une famille, l’avenir de notre planète ne me rassure pas. Et à la fois, je sais qu’on transmettrait nos valeurs, et que c’est que comme ça que petit à petit les choses bougeront.

Je dévie un peu du sujet de la PMA, mais vu qu’il est au point mort… je vous souhaite bon courage à toutes, pour cette nouvelle attente, comme si celle que nous subissions déjà n’était pas suffisante.

Quand je regarde notre parcours avec du recul, qui a commencé il y a maintenant 4 ans, et réellement 3 ans en PMA, je me dis qu’il est normal de trouver le temps long, et qu’en fait on est plutôt patient… et qu’avec le temps, même si on ne vit jamais bien un échec, on le vit différemment !

Triste journée

Ce matin, la journée a mal commencé. J’ai appris le décès d’une personne de ma famille. La cause, un cancer du pancréas. Totalement injuste. La vie est vraiment injuste, pour rester correcte. Il était papa de 3 enfants, dont la dernière a 6 ans. Il avait une femme, une famille. Dur.

Une fois de plus, vraiment je me dis mais que la vie est injuste !!! Personne ne mérite ça.

Et la journée de merde a continué… je me suis pris une remarque d’un collègue que pourtant j’apprécie beaucoup, qui dans une conversation m’a quand même sorti « ah oui nan mais toi tu peux pas savoir t’as pas trouvé le truc » en parlant du fait que je n’avais pas d’enfant. La violence. Franchement je m’y attendais pas. Il est redescendu dans mon estime… il est revenu me voir un peu plus tard dans la journée pour me demander quelque chose. Je lui ai dit qu’il revienne quand il arrêterait ses propos blessants. Il a compris ou pas, je m’en fiche !

En rentrant j’en ai parlé à mon loulou, il m’a dit si tu savais le nombre de fois qu’on me l’a dit… ben oui quand t’es un homme forcément si ça marche pas c’est que tu fais pas comme il faut. C’est désolant d’entendre ça !

Bref, en temps normal j’aurai peut-être pas relevé mais là ça m’a affecté.

Mis à part ça, j’ai eu mon rendez-vous avec une interne il y a 15 jours… en arrivant elle me dit alors on se voit pour programmer le prochain transfert ? Heu oui enfin accessoirement on en parle de l’endométriose qu’on m’a découvert ? Là elle me répond de toute façon vous êtes déjà en FIV donc ça change rien. Ok… enfin j’aimerais bien en savoir un peu plus… bref a force d’insister elle me dit mais on vous a découvert ça lors d’une échographie de contrôle ? Ben oui c’est ce que je vous dis… ah oui en effet alors. Mais on vous a jamais fait d’échographie poussée ? Je lui montre les échographies que j’ai eu. Ah ben non mais ça c’est pas poussé. Ok… on fait quoi du coup ? Son avis reste que ça ne changera rien. Je reste dubitative… comment être sûr que ça peut ne rien changer alors même qu’il n’y a pas eu de diagnostic ? On reparle aussi du matrice lab, mais elle me dit que c’est encore un peu tôt.

Du coup, nouveau transfert prévu en mars, avec stimulation. J’espère ne pas gâcher deux embryons…

Et surtout, je me dis qu’en 4 ans, cette piste n’a jamais été diagnostiquée… alors certes, je n’avais pas de signe particulier, mais bon…

FIV 2, échec 1

Et voilà, le résultat est tombé : négatif. Pas de grosse surprise, je m’en doutais… bizarrement pour une fois je suis pas tombée de trop haut.

De toute façon la journée avait mal commencé. Je me suis levée de mauvaise humeur, après avoir fait un rêve que j’avais déjà fait, le truc qui m’énerve parce que je connais déjà la fin !

Là j’arrive au labo, pour faire une prise de sang que je sais inutile à 99%. J’ai attendu 1h30… tout ça pour m’entendre dire par l’infirmier « vous savez que votre ordonnance n’est pas valable ? ». Heu.. alors comment te dire, non je suis pas dans le domaine… mais allez explique toujours. Et lui de se lancer dans un argumentaire en m’énumerant tous les points que doivent contenir une ordonnance. Je suis polie, mais si je l’étais pas je lui aurai répondu volontiers d’aller servir son discours à quelqu’un d’autre… et c’est pas fini, il enchaîne sur « et sinon, la prise de sang vous faites ça dans le cadre d’une FIV ou d’une PMA ? »

Alors là mon coco… j’abandonne. Même pas envie de rentrer dans le débat, de t’expliquer qu’en fait c’est les 2.

Ensuite en allant au travail, je me gare, et là bim je recule un peu trop vite, et voilà une rayure de plus ! Enfin, c’est du matériel, je suis plus à ça près !

Et pour finir, je rentre à la maison, et mon chéri qui me dit.. « bon je crois que vraiment c’est pas ta journée, tu as mis un pull dans la machine qui ne devait pas y aller… ». « Ah ? Lequel ? ». Regard de désespoir. Un pull neuf, acheté sur vinted, mis une fois. Taille post lessive : 6 ans. Quand ça veut pas ça veut pas !

Bref, le résultat fait mal c’est sûr, mais peut-être que le fait qu’il me reste 4 embryons me réconforte…

Rendez-vous la semaine prochaine pour envisager un nouveau transfert, à suivre ! En attendant, un bon apéro, et surtout je vais aller me défouler au sport à fond !!

Sinon, petite question, l’une d’entre vous a-t-elle déjà fait une biopsie de l’endomètre ?

FIV 2 #2

Petites nouvelles de cette seconde FIV. La ponction a eu lieu mardi, j’étais convoquée à 7h. Je suis passée en 5e. J’étais plus détendue et sereine que pour la 1ère. Quand mon tour est venu, je me suis installée, et une équipe de 3 personnes s’est occupée de moi.

Le médecin a voulu me changer les idées et a vraiment été top, je pense que je ne suis pas prête de l’oublier, quoiqu’il advienne ensuite ! J’ai eu le droit de choisir une playlist sympa, on a discuté, et du coup quand on m’a proposé le gaz hilarant j’ai dit non. L’anesthésie locale faite, la ponction a commencé, d’abord l’ovaire gauche. 5 follicules ponctionnés, et mon kyste. On est ensuite passé à droite, et là il y en avait 7.. j’ai été très surprise qu’il y en est autant, plus que ce qu’on me disait aux échos de contrôle !

Au fur et à mesure de la ponction, le médecin me dit « on va former une équipe de foot je le sens bien ! »

J’avoue que j’étais pas vraiment connecté à ce moment, et que dans ma tête je me suis dit « il y a combien de joueurs dans une équipe de foot ? ».

A la fin il me dit « je crois même qu’on a un remplaçant ». La ponction se termine, j’avoue qu’il était temps, les derniers étaient durs à avoir et je sentais bien l’aiguille.

Je retourne en salle de repos/réveil, je me pose, et quelques minutes plus tard le médecin passe sa tête et me dit « c’est confirmé on a le remplaçant !! » J’ai eu envie de rire et pleurer en même temps ! 12… c’était inespéré ! On en avait eu 8 à la première.. même si à ce stade il fallait attendre, c’était vraiment une bonne nouvelle.

On m’a donc confirmé les 12 et demandé de revenir 4 jours pour tard pour un transfert à J3, soit aujourd’hui. J’appréhendais un peu, j’étais sur un petit nuage avec ce 12 qui résonnait dans ma tête.. on se présente donc à 14h.

Avant de démarrer le transfert, la gynéco nous dit « sur les 12, il y en a eu 9 de viables. Sur ces 9, 2 ont arrêté leur développement. A ce jour il en reste donc 7. Nous vous implantons les 2 plus beaux, nous laissons maturer encore un peu les autres et on les congèle. Vous recevrez un papier du labo vous indiquant le nombre congelé ».

Le soulagement… à la 1ere FIV, sur les 8, il n’en restait que 3 à J5. Comme quoi, chaque FIV est différente… bref, 2 embryons ont été implantés, j’étais vraiment émue. Y a plus qu’à espérer ! A suivre…